Couches bébé pas cheres

Quand le mettre sur le pot ?

  • Côté parents

Entre les adeptes du « il a bien le temps » et les partisans du « le plus tôt sera le mieux », tous les parents se sentent un jour concernés par la question. Les uns céderont avec bonne conscience à la facilité des couches bébé pas chères-culottes, les autres feront la « guerre du pot » à bébé dès dix-huit mois. Deux styles de vie, deux philosophies, mais, au bout du compte, une évidence : bébé finira par y arriver. Avec le même épanouissement ? Toute la question que devraient se poser les parents est là.

  •  Côté enfant

Les parents ont vraiment l’air aux anges quand bébé parvient à s’asseoir sur le pot plus de trente secondes et à obtenir un résultat concret. Ce ne sont alors que félicitations et louanges. Bébé, lui, est loin de toute cette agitation. Parfois il a peur. Triplement peur : de ne pas y arriver la prochaine fois ; de quitter définitivement les couches dans lesquelles il se sent si bien ; enfin, d’être directement confronté à cette chose étrange qui sort de lui.

  • L’avis du psy

Depuis peu, l’enfant sait dire moi, je ; avec le contrôle de la propreté, il va dire moi, je peux. La formidable acquisition ne s’est pourtant pas faite en un jour. Dès le quatrième mois, bébé prend conscience qu’il se passe des choses dans son ventre et qu’il peut accélérer volontairement le transit en poussant. Il perçoit d’emblée, et très bien, la manière dont ses parents appréhendent la question de la propreté. Pendant le bain et le change des couches, la mère comme le père agrémentent leurs soins de remarques dont la tonalité, tendre ou agacée, vaut de longs discours.      Avec le temps, la maîtrise des sphincters se développe. Vers dix-huit mois, bébé est, en théorie, mûr pour la propreté. Seulement voilà, de nombreuses peurs ou réticences peuvent différer encore l’événement jusque vers deux ans : à cet âge, l’enfant qui devient propre commence tout juste à prendre conscience qu’il peut attendre et se retenir. Il ignore tout de son anatomie et de son fonctionnement et imagine volontiers que les aliments s’engouffrent dans le corps, comme dans un gros sac, et ressortent par les fesses. C’est vers quatre ans seulement, grâce à la sensation clairement ressentie du transit intestinal et des organes concernés, que l’enfant suppose qu’il existe un «… tuyau » reliant sa bouche à son postérieur.

Cela veut dire qu’auparavant l’enfant a bien du mal à comprendre « comment ça marche ». A chaque fois qu’il va sur le pot ou aux toilettes pour tirer la chasse et éliminer ses selles, II peut craindre de perdre une partie de lui-même. Car il se représente son corps un peu comme un puzzle. Si une pièce disparaît, il redoute la dispersion. On comprend dès lors qu’il ne soit pas toujours pressé d’aller sur le pot. Voilà pourquoi il file tranquillement se cacher pour faire… dans sa couche. Et s’il lui arrive de se complaire dans cette pratique solitaire, il ne faut point y trouver malice : il désire tout simplement rester « entier ».

Dans les familles trop pointilleuses, où l’on a tendance à mettre sur le pot toutes les demi-heures, l’enfant finit par se sentir inquiet dès les premiers gargouillis intestinaux. Futé, il Dressent qu’à la vue de ce premier succès retentissant, ses parents vont l’accabler d’autres exigences. Et pourquoi ne l’obligeraient-ils pas à abandonner la tétine ou le doudou, et les bras, tant qu’on y est ?

Dernier obstacle naturel à la propreté : les couches, évidemment ! Elles sont si pratiques, si rassurantes et si confortables ! L’enfant craint de s’en séparer et de ne pas savoir se retenir. La période de transition où il va sur le pot avec ses couches mérite donc de la part des parents patience et tact. C’est à ce moment précis qu’il vaut mieux ne pas le brusquer : il acquiert la notion d’intérieur et d’extérieur. Et il a encore du mal à se détacher de ses selles, de leur odeur, de leur chaleur, de leur matière. Sans jeu de mots, cette situation est transitoire.

L’apprentissage précoce ou systématique de la propreté comporte-t-il des risques ?

La période du stade anal, décrite par Freud, est, pour tous les enfants, une source joyeuse de sensations : plaisir de donner et de retenir, donc de (se) contrôler. Pour les enfants mis trop tôt sur le pot, avec des exigences parentales démesurées, la zone anale peut devenir surinvestie. De ces premières expériences infantiles pourront dériver certains traits de caractère : l’obsession de l’ordre, de la propreté, ou du travail bien fait ; la parcimonie ; le soin du détail extrême ; l’amour du verbe touchant à la maniaquerie ; la préciosité, etc.

  • Ce que vous pouvez faire

Dès dix-huit mois, avec votre enfant, faites l’achat d’un pot très stable et bien équilibré ; laissez-le à disposition, dans un coin de sa chambre ou de la salle de bains. Vers l’âge de deux ans, il aura envie d’y aller de lui-même, pour faire comme les grands et aussi pour vous faire plaisir.

Il n’y a pas d’âge « normal » pour la propreté. Certains enfants véritablement « dressés » sont capables de maîtriser leurs sphincters avant dix-huit mois. Mais on sait qu’un enfant qui a cédé à cet apprentissage précoce avant l’acquisition de la marche (douze-quinze mois) peut présenter par la suite des inhibitions (passivité, manque de témérité). Pourquoi cela ?

Tout simplement parce que ,dans la mesure où il a déjà du mal à marcher, lui imposer le contrôle de ses sphincters est un effort supplémentaire.

Votre attitude vis-à-vis de ce qui se passe « au-dessous de la ceinture » est très communicative. Les parents à l’aise à ce sujet, et qui savent, le moment venu, laisser la porte des toilettes entrebâillée, sans se cadenasser pour faire ces choses-là, allègent cette fonction simple et naturelle de tous les tabous et complexes habituels ; l’enfant le ressent. Pour lui, faire caca ne sera pas sale. C’est important, car la zone sollicitée n’est pas neutre : elle est toute proche de la zone génitale et, dans la confusion, il pourrait faire un regrettable amalgame.

Lorsqu’il réclame votre présence, s’éternise sur le pot, chante, regarde des images, insiste pour laisser la porte ouverte, à quoi bon le brusquer? Il a besoin de temps, d’un cadre sécurisant et d’un petit rituel, au début du moins.

S’il refuse absolument le pot, proposez-lui d’aller sur les toilettes des grands, avec un adaptateur pour enfants. Si rien n’y fait, c’est qu’il n’est pas encore prêt. Respectez ce qu’il vous dit. Laissez-lui encore ses couches, cela évitera un blocage.

  • Les pièges à éviter

Il peut être propre un temps et refaire dans ses couches encore quelques semaines ou quelques mois, sans qu’il N’agisse pour autant d’un épisode grave de régression. Il ne mérite pas d’être grondé pour autant, sous prétexte que, s’il a NU le faire, il le peut encore. Admettez qu’il a besoin d’un répit supplémentaire avant d’être parfaitement autonome. Pour ces a vraies-fausses » acquisitions, gardez des couches en réserve, Int cas où… A l’inverse, restez vigilant(e) si un enfant de quatre ans se met à souiller régulièrement ses culottes. Il est important de comprendre les raisons de cette éventuelle phase d’encoprésie. Si elle persiste au-delà de quelques semaines, n’hésitez pas A consulter un pédiatre ou un psychologue.

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