La préparation classique

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Également connue sous le nom de « préparation à l’accouchement sans douleur», cette méthode, à la fois psychologique et physique, s’est révélée fort efficace ces quarante dernières années. Devenue aujourd’hui classique, elle se conjugue avec des approches originales, mais qui ne la remplacent pas.

Les séances de préparation sont assu­rées par des sages-femmes, parfois des médecins. Elles démarrent en général à partir du 7e mois de grossesse et sont données le plus souvent par petits groupes. Certaines femmes reprochent parfois à cette approche de ne pas être très personnalisée. D’autres regrettent de ne pas commencer les cours plus tôt. Sachez que, si cette méthode de base a largement fait ses preuves, elle n’est pas exclusive : vous pouvez la conjuguer avec d’autres.

Maîtriser la douleur

Mise au point à l’origine en Russie et introduite en France en 1951 par le docteur Fernand Lamaze, cette mé­thode entendait mettre en cause le précepte selon lequel toute femme en­fantera dans la douleur, en s’appuyant sur une double réflexion. D’une part, l’une des raisons pour lesquelles les femmes ont mal pendant l’accouche­ment tient au fait qu’elles sont anxieuses et tendues. Or, la peur naît très souvent de l’inconnu. La prépara­tion à l’accouchement doit permettre, en leur expliquant en détail le proces­sus de la naissance, de supprimer une grande part de leurs appréhensions. D’autre part, les femmes souffrent d’autant plus pendant l’accouchement qu’elles sont a priori convaincues qu’elles vont avoir mal. Il va donc s’agir de les «déconditionner», en les prépa­rant au travail que leur corps devra ef­fectuer, ce qui les aidera sinon à oublier la douleur, du moins à mieux l’intégrer.

  • Savoir et comprendre

Vous recevrez donc tout d’abord une large information : sur votre corps, sur la grossesse et les modifications qu’elle implique pour votre organisme, sur l’accouchement (et la pratique éven­tuelle de différentes interventions mé­dicales : péridurale, épisiotomie, for­ceps, césarienne), sur les suites de couches, l’allaitement, etc. Vous aurez généralement l’occasion de rencontrer l’équipe médicale qui vous assistera pendant l’accouchement, et de visiter les salles de naissance ainsi que les chambres de la maternité. De cette fa­çon, vous vous familiariserez avec les lieux où va naître votre enfant et vous aurez peu à peu une idée beaucoup plus concrète et précise du déroule­ment d’un accouchement.

  • La douleur et les contractions

De génération en génération, les femmes se transmettent l’idée que la contraction utérine, par définition, est douloureuse. Ne parle-t-on pas d’ailleurs des premières « douleurs » pour désigner les premières contrac­tions annonçant la naissance ? La dou­leur est ainsi devenue une sorte de ré­action réflexe à la contraction.

L’un des objectifs de la prépara­tion qualifiée de psychoprophylaxie : prévention de la douleur par action sur le psychisme est d’aider les femmes à se dégager de ce réflexe conditionné, afin de pouvoir associer aux contractions utérines l’idée non plus de souffrance, mais d’efficacité. La contraction utérine est indispensable à la naissance spontanée de l’enfant : c’est elle qui va pousser le bébé vers l’extérieur. Plus vous serez attentive à lui permettre de jouer pleinement ce rôle, moins vous songerez que vous avez mal et mieux vous « maîtriserez » la douleur.

  • Le mécanisme des contractions

La contraction utérine, comme toute contraction des muscles, provoque un raccourcissement de la fibre muscu­laire, et donc, en l’occurrence, celui du col de l’utérus. À chaque contraction, celui-ci se rétracte au point de s’effacer presque complètement.

Pour prendre une image, imaginez un col roulé qui, tiré vers le bas des épaules, se transformerait en un col ras du cou : vous aurez une idée du mou­vement que fait le col de l’utérus pen­dant une contraction. Il s’efface puis s’ouvre, et l’enfant, sous la pression de la contraction, se trouve poussé vers l’extérieur.

Apprendre à respirer et à se détendre

Sous l’effet de la douleur, quelle que soit son origine, la respiration se bloque, le corps se raidit et tous les muscles se crispent. Cette réaction en chaîne crée une vive tension, à la fois physique et psychique, et accentue la sensation première de douleur. C’est pourquoi vous apprendrez diverses techniques de relaxation et de respira­tion, qui vous aideront à rester calme, détendue et parfaitement « oxygénée » dès que vous ressentirez les premières contractions utérines.

  • Relaxation et respiration

Les exercices de relaxation se prati­quent le plus souvent en position al­longée, sur le côté. Ils consistent à dé­tendre progressivement chaque partie du corps. Ils permettent aussi d’ap­prendre à contracter un muscle particu­lier, indépendamment des autres, afin de pouvoir, par la suite, accueillir une contraction dans un corps absolument détendu. Les différentes techniques de respiration constituent un entraîne­ment physique et une préparation à la naissance parce qu’elles favorisent l’oxygénation de tout l’organisme, tant au cours de la grossesse que lors de l’accouchement. Durant la grossesse, les besoins en oxygène de la femme enceinte augmentent. Durant l’accouchement lui-même, comme lors de tout effort musculaire intense, une bonne oxygénation est également primordiale : elle facilite et souvent même accélère le travail de l’utérus, et permet à l’enfant de mieux vivre sa venue au monde.

  • Différentes respirations

Le diaphragme est le muscle qui dirige la respiration. Il a la forme d’une cap­sule mobile séparant l’abdomen du thorax. Lorsque vous inspirez, il des­cend et prend appui sur le fond de l’utérus, tandis que votre cage thoracique augmente de volume. Lorsque vous expirez, il remonte au contraire, et contribue ainsi à chasser l’air vers la bouche ou le nez.

Lors de l’accouchement, vous ne res­pirerez pas de la même manière entre les contractions ou pendant les contractions.

La respiration profonde. Elle s’uti­lise entre les contractions ; elle permet d’oxygéner et de détendre le corps entre deux efforts. Inspirez profondé­ment par le nez puis expirez lentement par la bouche, jusqu’à vider complète­ment les poumons.

La respiration superficielle et accé­lérée. Elle vous permet d’absorber de l’oxygène sans que le diaphragme fasse pression sur l’utérus. Elle s’utilise pen­dant les contractions, dès que le col de l’utérus a atteint une ouverture de 4 à 5 cm. Vous devez alors relâcher com­plètement vos muscles abdominaux et maintenir le plus possible votre dia­phragme en position haute. Ensuite, inspirez profondément par le nez, puis soufflez par la bouche. Inspirez de nouveau, en prenant cette fois très peu d’air, soufflez légèrement comme pour éteindre une bougie, puis inspirez légè­rement comme si vous aspiriez de l’air dans une paille.

Au fur et à mesure et avec de l’en­traînement, vous pourrez maintenir ce rythme de respiration rapide et hale­tante – bien connue sous le nom de « respiration du petit chien » pendant une minute environ.

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