Je vais vivre avec papa

Je vais vivre avec papa

Côté parents

Après un divorce, il est un peu plus fréquent qu’autrefois de voir un enfant vivre chez son père. Cette situation soulève pourtant des questions délicates : tant chez la mère qui renonce à garder son enfant que chez le père qui se demande si celui-ci n’en sera pas trop affecté. Avant l’âge de sept ans, supportera-t-il sans trop de dommages d’être éloigné du giron maternel?

Côté enfant

Lorsque l’enfant est jeune, il a encore du mal à comprendre les véritables motifs qui l’amènent à vivre avec son père. D’ailleurs, tant qu’il voit ses deux parents d’accord à propos de ce choix, il le supporte plutôt bien. C’est seulement en cas d’opposition dans le couple et de disputes, dont il devient l’enjeu principal, que les problèmes s’amplifient. Il peut alors se sentir « abandonné » par sa mère et réagir par des difficultés scolaires ou comportementales (ralentissement ou régression dans l’acquisition de la propreté, du langage, au niveau des jeux), opposition, agressivité, difficulté d’endormissement, etc.

L’avis du psy

Ces familles «père-enfants» demeurent encore peu nombreuses, bien que les mentalités évoluent. Aux dires de l’association « SOS papa », seulement 8 à 9 % des pères obtiennent la résidence de leur(s) enfant(s), tous âges confondus, et jusqu’à 18% lorsque le père en fait la demande. Avant la pré-adolescence, ce chiffre reste minime, mais il augmente sensiblement par la suite, puisque, plus grands, les enfants peuvent être entendus par le juge et faire valoir leur avis, qui sera suivi ou pas de mesures favorables.

De nos jours, les hommes revendiquent plus facilement leur statut de père en cas de divorce. Ils savent mieux s’impliquer dans leur fonction paternelle, sont persuadés que celle-ci est tout aussi indispensable que celle d’une mère, et c’est probablement vrai.

Certains hommes ont peut-être eu à souffrir de l’indisponibilité de leur propre père et tiennent absolument à réussir là où ce dernier a été défaillant. Ils cherchent à éviter h leur enfant les souffrances qu’ils ont eux-mêmes vécues.

De plus en plus de psychologues et professionnels du monde de l’enfance estiment qu’il vaut bien mieux vivre avec un père aimant et responsable qu’avec une mère débordée» voire psychologiquement perturbée, au nom du sacro-saint principe que les jeunes enfants ont absolument besoin de leur mère.

Vivre avec son père sans sa mère pose sûrement autant de problèmes que vivre avec sa mère sans son père. Ici encore, tout dépend des arrangements passés entre les deux parents. S’ils s’entendent suffisamment quant à l’avenir de leur enfant et à son bien-être, il ne s’en portera que mieux, mais s’ils se divisent pour en obtenir la garde, l’enfant ne sera sûrement pas épargné.

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