L’acquisition du langage

Entre un an et demi et deuFeatured imagex ans, le niveau de langage d’un enfant à l’autre est très variable. Nais c’est pour tous, une période importante d’acquisition de vocabulaire et de structures syntaxiques (construction de phrases). Peu à peu, on voit l’enfant passer des « mots-phrases », mots uniques porteurs de significations diverses et complexes, à des phrases structurées où apparaissent l’ordre, la négation, l’interrogation, etc. Si le « parler bébé », qui consiste à simplifier l’articulation et à alléger la phrase, va persister encore quelque temps, il va laisser progressivement la place à des constructions plus proches du discours adulte.

Le rôle de la famille
On connaît l’importance du langage dans notre société. Comment se débrouiller à l’école, comment se faire comprendre des autres, comment, plus tard, aborder l’écrit, si on ne maîtrise pas correctement l’oral? Or, c’est à cette période, entre un an et trois ans, que l’essentiel se joue. L’enfant est alors très intéressé par le langage que son cerveau acquiert avec une grande facilité. De nombreuses études ont montré que le rôle de la famille dans l’acquisition d’un bon langage était considérable. Il ne faut pas, bien sûr que la pression soit trop forte, car elle découragerait l’enfant plutôt que de l’entraîner Mais une absence de stimulation peut provoquer un retard dans les acquisitions, qu’il ne sera pas forcément facile de rattraper ensuite.
Comment aider l’enfant?
Un enfant apprend à parler pour se faire comprendre et pour communiquer II faut donc qu’il en ressente le besoin. Il n’apprendra donc pas à parler en écoutant la télévision ou la radio, mais en échangeant avec ceux qu’il aime sur des sujets qui le touchent.
Converser agréablement
L’entraîner dans des conversations, lui parler le faire parler lui laisser le temps de s’exprimer lui montrer que parler ensemble est un plaisir mais aussi ci le  » parole est un pouvoir, c’est l’ensemble de ces attitudes qui aide un enfant à développer son langage.
Feuilleter des livres
S’asseoir sur les genoux de son père ou de sa mère pour feuilleter ensemble un livre d’images ou lire une petite histoire toute simple avec de belles images est une grande joie pour l’enfant et une bonne façon de développer son vocabulaire.
Inventer des histoires
Pourquoi se limiter aux histoires écrites? On peut aussi en inventer avec des poupées, des peluches ou des marionnettes. Il est plus facile d’entraîner l’enfant dans le jeu et de le faire parler à son tour Si l’ours le questionne, il répondra volontiers. L’enfant aime particulièrement qu’on lui raconte des histoires où l’on joue de sa voix: accents, sons aigus ou graves le ravissent.
Utiliser un vocabulaire précis
Lorsque l’on est avec l’enfant, que l’on joue ou que l’on se promène, on peut décrire, avec un vocabulaire détaillé, ce que l’on fait ou ce que l’on voit. « Je t’envoie le camion bleu.Tu vois, il est gros. Cette voiture-là, la rouge, est plus petite. Mais elle roule vite.Tu la prends? », etc. L’essentiel est de parler avec des phrases courtes, des mots simples, afin d’être bien compris de l’enfant.
Parler de soi en disant « je »
L’enfant aura du mal à dire « je » si ses parents ont toujours parlé d’eux à la troisième personne: « Donne à maman », « Papa va te donner ta soupe », etc. Cette façon de parler n’est en rien plus simple pour l’enfant, au contraire.
Lui parler correctement
On peut difficilement demander à un enfant de parler mieux que ses parents. Si ces derniers disent « i » pour « ils », oublient le « ne » des négations, ne construisent pas leurs questions sur le mode interrogatif («Tu en veux encore? » au lieu de « En veux-tu encore? », par exemple), utilisent des mots de bébé (bobo, zizi, mimi…), doublent les sujets (« La fleur elle est fanée ») et manient couramment les gros mots, leur enfant parlera comme eux. L’apprentissage de la langue se fait par imprégnation et non dans les livres de grammaire.
Ne pas le corriger
De toute façon, il est inutile de reprendre un enfant de cet âge pour la prononciation ou pour le langage lui-même. S’il parle, c’est du mieux qu’il peut, en fonction de son développement physique et intellectuel et de ses possibilités. Il ajuste besoin d’encouragements, d’écoute, de dialogue et de temps pour faire des progrès formidables au cours de l’année qui vient et devenir alors un intarissable bavard.

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