Le sommeil chez l’enfant plus grand

Le sommeil chez l'enfant plus grand

Les siestes

Les périodes de sommeil de la journée vont peu à peu diminuer. La sieste du matin disparaît spontanément dans le courant de la première année, ainsi que celle de la fin de l’après-midi. Certains enfants ne font plus de sieste après le déjeuner alors qu’ils ont à peine 3 ans, tandis que d’autres en ont besoin jusqu’à 4 ans, et parfois même plus.

Petits dormeurs, gros dormeurs

Au fur et à mesure que l’enfant grandit, la durée du sommeil se raccourcit progressivement :

• entre 14 et 18 heures les 3 premiers mois

•entre 12 et 16 heures à la fin de la première année

•entre 10 et 14 heures vers 3 ans.

Ces chiffres sont des moyennes. D’une personne à l’autre, il existe de grandes variations qui peuvent se manifester très tôt : chez l’enfant, comme chez l’adulte, il y a des gros dormeurs et des petits dormeurs. Votre enfant dort moins que la moyenne, mais il est de bonne humeur, il a bon appétit : il dort suffisamment. En revanche, s’il est grognon, fatigué, il manque de sommeil. C’est vraiment la vitalité de l’enfant dans la journée qui est le signe d’un sommeil suffisant en quantité et en qualité.

Rêves et cauchemars

Comme chez l’adulte, chez l’enfant le rêve est une période du sommeil durant laquelle les événements de la journée reviennent à la mémoire. Ils sont revécus par le cerveau, de façon involontaire. Ils sont reconstruits, et confrontés avec les événements déjà enregistrés de façon inconsciente. Ainsi est fabriqué petit à petit tout un monde, une vie, à partir des événements vécus, qui vont peupler et organiser la mémoire. C’est ainsi que le rêve joue un rôle important dans le développement de la mémoire. C’est aussi pendant le rêve, ou par le rêve, que les événements de la journée s’installent dans cette partie de la mémoire inconsciente qui construit petit à petit la perception que l’enfant a du monde et qui sera plus tard sa référence inconsciente. Même si la mémoire ne se construit pas qu’à travers le rêve, et même si l’inconscient ne peut être réduit au rêve, ces liens montrent l’imbrication et l’harmonie entre les phénomènes biologiques et psychologiques. Le rêve parfois est désagréable : c’est un cauchemar. Chez l’enfant entre 2 et 5 ans, les cauchemars sont fréquents. Le cauchemar est un événement normal, s’il ne se répète pas trop régulièrement.

Comment aider l’enfant à aller se coucher ?

L’enfant grandit, un problème peut se poser au moment du coucher. Il commence à apprécier la vie en société. Il ne dort plus en fin de journée, et lorsqu’il revient de la crèche ou de chez l’assistante maternelle, il est content de retrouver ses jouets. C’est le moment où la maison est animée, les parents sont là, éventuellement les frères et sœurs, on prépare le dîner. Et on lui demande de tout quitter pour aller dormir. Il n’en a aucune envie et il peut même éprouver une véritable angoisse à l’idée de quitter ceux qui l’entourent et de se retrouver seul dans le noir. C’est bien normal. Même l’enfant le moins anxieux aime rarement aller au lit. Là, comme ailleurs, ce n’est pas par la contrainte qu’on obtiendra que l’enfant se couche. Il vaut mieux essayer de comprendre ce qu’il ressent. Voici comment vous pouvez l’aider à aller se coucher. D’abord, préparez-le à aller au lit. Rien de plus énervant pour l’enfant occupé à jouer que l’ordre subit de tout laisser en plan. Vous le prévenez « Dans 5 minutes, tu vas te coucher. » Lorsque vous revenez, vous êtes ferme dans votre décision. C’est le moment de se coucher : entourez votre enfant de calme. Respectez ses habitudes : musique douce, petite histoire, présence du doudou, veilleuse, porte entre ouverte, etc. chaque enfant a les siennes. En les retrouvant, l’enfant se sent rassuré. Le même scénario qui se répète tous les soirs lui donne l’assurance qu’au réveil tout sera pareil. Lors de l’endormissement, certains enfants ont des mouvements rythmés qui par leur allure ou leur caractère répétitif peuvent surprendre. C’est le plus souvent un rite de bercement qui aide l’enfant au moment de s’endormir. Il faut le laisser faire tel enfant secoue sa tête dans un mouvement de va et vient, un autre se balance d’avant en arrière ou tape sa tête contre le bord du lit. Ces phénomènes sont souvent surprenants pour les parents mais ils cessent quant l’enfant grandit Essayez de coucher l’enfant à des heures régulières. Pour l’enfant plus grand, se coucher et s’endormir sont deux choses différentes. On peut lui dire qu’il n’est pas obligé de dormir tout de suite mais qu’il peut regarder un livre. Une fois que l’enfant est couché, il ne doit plus se relever, c’est une habitude à prendre, sinon tous les prétextes seront bons pour, revenir : « J’ai trop chaud », « J’ai soif », « J’ai peur »… Soyez ferme quand vous le quittez.

• Le sommeil peut être perturbé au moment des grandes découvertes: marche et langage. Vous veillerez encore plus au calme et à la tranquillité qui entourent le coucher et l’endormissement, à la présence des rituels apaisants. Si l’enfant se réveille au cours de la nuit, procédez comme indiqué plus haut pour le bébé vous le rassurez sans le prendre dans les bras, sans lui donner à manger et vous le laissez se rendormir seul. Si cela est possible, c’est le papa qui intervient et tranquillise l’enfant, c’est souvent plus efficace. Dans les cas difficiles, lorsque l’enfant finit par dormir dans votre lit, il est préférable de s’obliger au petit matin à réinstaller l’enfant dans son lit pour que son réveil ait lieu à cet endroit. A plusieurs reprises, vous avez retrouvé le mot de « fermeté » dans ce chapitre sur le sommeil. C’est vrai, il en faut, ce n’est pas toujours facile. Mais pour l’enfant, accepter cette séparation du sommeil et de la nuit est une étape vers l’apprentissage de l’autonomie. Et il faut signaler que, heureusement, chez beaucoup d’enfants le moment du coucher et le sommeil de la nuit se passent sans problème.

Pour conclure

Le sommeil est une part fondamentale de notre vie. Il nous permet de nous reposer et de récupérer nos forces ; il est essentiel à notre équilibre. Après une bonne nuit, on se réveille frais et dispos ; c’est pareil chez l’enfant. Mais ce qui est propre à l’enfant, c’est que le sommeil joue un rôle important dans la croissance. C’est principalement au cours du sommeil qu’est sécrétée l’hormone de croissance. Et c’est pendant le sommeil paradoxal que s’inscrivent dans la mémoire les expériences, les découvertes, les acquis. C’est donc, en grande partie, au cours du sommeil que « se construit » le cerveau et se développe le corps. On cannait en général le rôle de la nourriture dans le développement, on est souvent moins averti du rôle du sommeil, pourtant essentiel.

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